Vendredi 10 avril 2009
Les Fils de la terre / Hataji, Môri .- Delcourt, 2007

Tandis que revoilà le printemps et son cortége de nez fontaines, de yeux rouges, le pollen est à l’œuvre pour redonner vie à toute cette nature morte.

Enfin sinon, l’arrivée du beau temps m’a donné envie de lire ce manga dont le titre ne laisse aucun équivoque quant à son contenu. Un regain d’intérêt pour le monde paysan et la culture bio peut-être, va savoir ! C’est dans l’air du temps, je suis un grain de pollen dans ton système immunitaire : Cours acheter des antihistaminiques chez ton pharmacien ou péris sous une montagne de mouchoirs usagés !!!!

 

Le Japon traverse une crise grave, l’agriculture n’est pas un marché porteur, les jeunes s’en désintéressent et concentrent leurs études sur les nouvelles technologies. Hormis la pèche, l’administration a cannibalisé le secteur primaire, le taux d’autosuffisance alimentaire est  au plus bas.  

Le premier ministre en place décide d’y remédier (sans engager beaucoup de moyens), et fait appel au passionné Shuntaro Natsume : une jeune recrue du ministère de la culture et de l’éducation. Sa mission : pousser quinze mille nouveaux jeunes vers les métiers de la terre.

 

Shuntaro est alors muté…euh pardon affecté dans un lycée agricole perdu au cœur du japon, il se confronte alors au désastre paysan nippon :

des vieillards dans les champs

 une mise en jachère trop importante des terres (la Gentan) pour répondre aux directives.

et un intérêt très limité tout simplement du Japon pour ses campagnes.

 

Cette prise de conscience exige un constat politique sévère, les dirigeants imposeraient-ils des lois qui vont à l’encontre du bon sens ? Les systèmes de quota et d’aide financière aident-ils vraiment le monde paysan ? Et pouah, il n’a pas de goût ce concombre !!!

 

Contrairement à ses homologues fonctionnaires, le jeune Shuntaro aborde la question de manière empirique, il va mettre les mains dans le cambouis comme on dit, (même s’il eut été plus adéquat de parler de terreau…), faut voir la pugnacité ou l’entêtement c’est selon, qu’il met à enlever les mauvaises herbes.

 

Déterminante sera sa rencontre avec Kohei, un des rares jeunes agriculteurs resté au village. Il va lui montrer les ficelles du métier et le guider, non sans heurts dans le monde « merveilleux- gentil & mignon » des paysans…

 

Quel dommage que les personnages ne soient pas un peu plus vindicatifs. La révolte, même paysanne fait un minimum la gueule, les noms d’oiseaux volent au dessus des barricades…non ?

S’il vous plait, amis mangaka, sortez de ce schéma. Toujours la même dichotomie, les méchants d’un coté et les gentils ‘bisounours’ de l’autre. Ça n’existe pas les gars,  nom d’un foutu radis noir !!! En donnant plus d’aspérité à vos personnages, le scénario n’en sera que meilleur !!! CQFD

 

En définitif  un manga très bien documenté, une histoire agréable mais des personnages beaucoup trop caricaturaux.

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Par Nico - Publié dans : Chroniques
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